Air Caraïbes partenaire du FEMI (le Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe)

Visuel du FEMI 2015

Air Caraïbes est partenaire de la 21eme édition du FEMI (le Festival régional et international du cinéma de Guadeloupe), qui se tiendra du 13 au 21 Mars 2015.
Ce prénom nigérien qui signifie « Aime-moi » rappelle les premières syllabes du mot « féminin » (rappelons qu’initialement orvisu2_femi2015ganisé par des femmes et présentant des films de femmes), il est devenu récemment le « Festival Régional & International du Cinéma de Guadeloupe ».
Nous espérons vous y voir nombreux, en attendant consultez le programme et la grille de diffusion des films.

Qu’est ce que le FEMI ?

Ce festival francophone de cinéma, unique en son genre dans la Caraïbe a pour mission de faire la promotion des oeuvres cinématographiques et des cinéastes des Antilles-Guyane et plus largement de la Caraïbe, trop peu mis à l’honneur et de ce fait souvent méconnus du grand public.visu3_femi2015
Le FEMI est l’occasion de découvrir le meilleur du cinéma international à travers une programmation diversifiée de films incitant à la réflexion sur des sujets de société, mais aussi de dénicher ou de mettre en lumière des talents nouveaux et confirmés.

Nous espérons vous y voir nombreux !

Visualiser la bande annonce officielle du FEMI 2015

Image de prévisualisation YouTube
Ouvre de l'artiste chilien CHARQUIPUNK
D’après l’oeuvre intitulée « Carnaval » par l’Artiste chilien CHARQUIPUNK

 

L’affiche de la 21e édition commentée par les organisateurs du FEMI :

« Pour réaliser le visuel de la 21e édition du festival FEMI, nous avons choisi d’utiliser l’œuvre d’un street artist chilien nommé « Charquipunk ».
Le festival est également l’occasion de découvrir d’autres arts et en particulier un élément important de la  culture chilienne : la tradition du muralisme. »

Petite histoire du muralisme au Chili, ancêtre du street art

C’est dans un contexte démocratique fortement investi de mouvements associatifs en tous genres que le muralisme fera son apparition au Chili, dans les années 1930, sous l’influence d’artistes mexicains. Si le public accueille dans les premiers temps la peinture murale avec une certaine réticence, les manifestations publiques répétées vont bientôt marquer le paysage national, jouissant bientôt de certains appuis gouvernementaux. Se détachant progressivement de l’influence mexicaine, le muralisme chilien va se pourvoir d’outils et d’images propres.
Ce n’est cependant que durant les années 1960, agitées par les luttes politiques, que le muralisme prend réellement un envol phénoménal.
Les partisans d’Allende, qui ne disposent pas de moyens d’expression onéreux, cherchent donc de nouvelles alternatives, et de là nait l’idée d’utiliser les mêmes dessins que ceux des affiches, mais directement sur les murs. C’est durant cette année qu’on voit apparaître les brigades muralistes, des groupes organisés de peintres, mais aussi d’étudiants, de travailleurs et de citadins, caractérisés par leur forme artistique simple, directe et rapide
Les brigades muralistes, qui se sont développées, disparaissent brusquement avec le Coup d’Etat ; le 11 septembre 1973 met fin à l’évolution artistique à laquelle de nombreux peintres avaient adhéré.
Toutes les peintures murales de contenu social sont détruites, et l’espace public est fermé; le contrôle des rues est désormais assuré par les soldats de la dictature. Les quelques activités culturelles qui persistent comme le cinéma se font de manière clandestine.
Suite aux progrès des forces démocratiques, la peinture murale s’exprime à nouveau dans les grandes avenues et les parcs, devenant ainsi un élément à part entière des manifestations de masse. Elles offrent une réponse à l’individualisme promu par la culture officielle durant des années d’oppression. Elles prônent une pratique collective consistant un défi en-soi, au risque souvent d’y perdre la liberté ou la vie.
On voit ensuite apparaitre une nouvelle forme artistique, plus individuelle et moins politique : le graffiti.
Le graffiti fait son apparition au Chili dans les années 1990, d’abord à Santiago, puis à Valparaiso et assez rapidement partout ailleurs.

A Valparaiso

Le muralisme rompt avec les pratiques classiques sous-jacentes de la vie d’une œuvre d’art. En se réappropriant les murs et les escaliers de l’espace urbain, en refusant les conventions de l’exposition des œuvres, les muralistes font de la ville un réel musée à ciel ouvert dans lequel les peintures, selon ces derniers, gardent un caractère dynamique, en permanence secouées par le flux des passants anonymes qui les regardent, les photographient, les jugent, les commentent.
Dans le muralisme, il y a aussi cette volonté d’augmenter l’accessibilité aux œuvres d’art les mettant à la disposition de tous et à tout moment.

 

L’artiste Charquipunk

Originaire de Valparaiso, port aux 70 collines, Sebastian Navarro Amaya alias « Charquipunk » est l’un des graffeurs chiliens les plus connus internationalement.
Son travail, fortement influencé par l’art précolombien, contribue grandement à faire de sa ville une véritable galerie à ciel ouvert et lui ouvre aujourd’hui les portes des événements de street-art les plus prestigieux de la scène mondiale.
Cette oeuvre intitulée « Carnaval » a été réalisée en 2011 sur la façade du centre culturel de San Miguel dans la ville de Santiago au Chili.

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