Guadeloupe, sulfureuse par nature : Soufrière, chutes, étang…

Visuel Guadeloupe Sulfureuse par Nature Soufriere

Extrait de notre magazine de bord Arc-En-Ciel n°71, Septembre/Octobre 2015.
Encapuchonnée dans son halo de nuages, la Soufrière ne révèle sa majestueuse silhouette que rarement. Mystérieuse et secrète, coléreuse à ses heures, altière et froide, elle n’en est que plus attirante. La preuve : des colonnes de randonneurs gravitent ses pentes abruptes dès les petites heures du jour.

Guadeloupe Sulfureuse Par Nature Sommet Soufriere

Sommet de la Soufrière, culminant à 1467 mètres.

La Soufrière : volcan envoûtant et sulfureux

Sous son fard chlorhydrique et son dôme en robe plissée, la Soufrière, baptisée « la Vieille Dame » à travers l’archipel, se révèle être une toute jeune fille, âgée d’à peine 120  000 ans. Les 8 à 10 m de précipitations annuelles dont elle est gratifiée en font l’un des lieux les plus arrosés de la planète. Le point culminant des Petites Antilles garde la tête froide depuis près de quatre décennies : aux alentours de 19 °C, soit dix de moins qu’au niveau de la mer, 1  467  m plus bas.

Mais la Soufrière, parmi les volcans les plus actifs de l’axe caribéen, vit une jeunesse tumultueuse, régulièrement prise de crises éruptives ces 13  000 dernières années. La plus récente a provoqué l’évacuation de 75  000 habitants du Sud Basse-Terre, cinq mois durant entre 1976 et 1977.

26 explosions majeures, 16 000 séismes dont 153  ressentis  : le souvenir de sa colère donne le tournis au marcheur averti qui la gravit.

Comment s’y rendre ?

NB. Plusieurs sentiers mènent à la Soufrière, voici le plus courant.

La Grande Soufrière

  • Durée : 4 h 30
  • Niveau : difficile
  • Longueur totale : 6,2 km
  • Dénivelé montant : 517 m
  • Dénivelé descendant : -516 m

Le sentier est jalonné de panneaux d’information qui permettent de suivre Andézinn et Patiss, une jeune fille et son grand-père, à la découverte du volcan de la Soufrière, la « Vieille Dame ».
Depuis le parking des Bains Jaunes, prendre le sentier pavé : « Le Pas du Roy ».

À l’intersection, laisser l’accès à la Chute du Galion sur la droite et continuer tout droit jusqu’à l’ancien parking, au pied de la Soufrière : La Savane à Mulets, avec la Roche à Cortez.

Le sentier, montant sur la gauche, devient davantage caillouteux et la végétation est plus rase avec l’altitude. À la Grande Faille, poursuivre tout droit ; la montée est raide. Faire le tour du plateau sommital de la Soufrière par la droite. De nombreuses informations sont à votre disposition sur les richesses à découvrir : le sommet de la Grande Découverte, la Porte d’Enfer, les cratères…

Puis redescendre par le sentier jusqu’à la Grande Faille, continuer tout droit jusqu’à la Savane à Mulets, puis rentrer au parking par le Pas du Roy.

Il ne reste plus qu’à rejoindre le bassin d’eau chaude au niveau du parking pour une pause relaxante !

 

La Chute du Gallion

La Chute du Gallion, une chute au pied de la Soufrière.

Comment s’y rendre ?

Chute du Gallion

  • Durée : 2H30
  • Niveau : moyen
  • Longueur totale : 3,9 km
  • Dénivelé montant : 194 m
  • Dénivelé descendant : -193 m

 

Au pied du massif de la Soufrière, au cœur de la forêt humide, un itinéraire qui mène à la Chute du Galion, creusée dans la lave durcie : Depuis le parking des Bains Jaunes, passer devant le bassin des bains chauds puis suivre la signalétique jaune et emprunter le sentier pavé du « Pas du Roy ».

À l’intersection, laisser l’accès à la Soufrière sur la gauche et prendre à droite en direction de la Chute du Galion. Continuer sur le chemin, il croise plusieurs ravines. Arriver à la rivière du Galion, la traverser en faisant attention de ne pas glisser sur les roches, puis retrouver le sentier sur l’autre rive. Prendre à gauche jusqu’au pied de la chute du Galion. S’aider des cordes sur les derniers mètres pour gravir la roche. Après avoir profité du point de vue sur la Chute et l’archipel des Saintes au sud, faire demi-tour pour revenir à l’intersection précédente en faisant attention à la descente rocheuse. Retraverser la rivière et rentrer par le même chemin qu’à l’aller. Possibilité de profiter des bains chauds à l’arrivée !

 

Les Chutes du Carbet

Les chutes du Carbet sont des chutes d’eau produites par la rivière du Grand-Carbet. Situées à Capesterre-Belle-Eau, elles sont au pied du Volcan de la Soufrière.

Comment s’y rendre ?

 

Chutes du CarbetPremière Chute du Carbet

Les eaux de la rivière du Carbet se jettent de 125 mètres de haut sur trois paliers, constituant la Première Chute du Carbet. Le pique-nique au bord des bassins orangés est très agréable.

  • Durée : 3H
  • Niveau : difficile
  • Longueur totale : 4,8 km
  • Dénivelé montant : 467 m
  • Dénivelé descendant : -464 m
  • Point de départ : point d’accueil des Chutes du Carbet

Marcher ensuite quelques mètres et profiter du promontoire qui offre un panorama sur la Grande-Terre. Reprendre le chemin, un point de vue sur les deux chutes est ouvert dans la végétation sur la droite… quand le temps est clair.
Au premier croisement, poursuivre tout droit. Traverser le pont en bois qui surplombe la rivière du Grand Carbet.
À l’intersection suivante, un détour est possible en prenant à gauche pour aller voir la Deuxième Chute du Carbet. Compter 30 minutes pour aller voir la chute et revenir à cette intersection.
Sinon, prendre tout droit en direction de la Première Chute du Carbet. Le sentier monte et passe de nombreux platelages en bois.
Au croisement, prendre à gauche et entamer une montée raide. La trace redescend pour arriver à la ravine Longueteau qu’il faut traverser. Attention, par temps de pluie, l’eau peut très vite monter et le retour être périlleux.
Continuer sur le sentier qui se fait plus étroit, passer un point de vue sur la chute. Monter encore quelques minutes pour arriver au pied de la Première Chute du Carbet.
Prendre le temps de profiter du site grandiose, puis reprendre le même itinéraire pour retourner au point d’accueil des Chutes du Carbet.

 

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